« La Fabrique » : le premier coworking space dédié à la culture

l'economiste maghrebin 09/11/2017

Depuis  quelques années, nous assistons à l’émergence de nouveaux espaces privés dédiés à l’entrepreneuriat, connu sous le nom de Coworking space. Très souvent, ces espaces permettent aux jeunes entrepreneurs de se rencontrer pour peaufiner leurs idées, se réunir avec leurs collaborateurs et assister à des formations. Notre propos dans cet article est de vous présenter La Fabrique, un coworking space  dédié uniquement à la création artistique et culturelle. Une première  dans son genre en Tunisie. Mohamed Ben Slama, le manager de l’espace, nous en dit plus.

Leconomistemaghrebin.com« La Fabrique » à quoi sert-elle?

La Fabrique – Coworking Art Studio est un programme lancé par l’association « Notre Culture d’abord » en juin 2016 visant à promouvoir les jeunes artistes musiciens et à soutenir leurs créations musicales.

A côté de l’Observatoire Culturel Tunisien, lancé en 2015, La Fabrique est un espace collaboratif dédié aux musiciens pour les répétitions et l’enregistrement live.  Spécialement conçu pour et par des professionnels de la musique, un collectif d’artistes musiciens a répondu à  mon appel étant moi-même musicien et conscient des défis énormes de la scène musicale et artistique en Tunisie.

Dans un vieil immeuble qui date de l’époque coloniale, au centre-ville de Tunis, nous avons commencé les travaux  en mars 2016. Le studio a été monté avec les techniques acoustiques sonores de pointe  pour offrir aux musiciens des séances de répétition dans des conditions idéales .

Dès le début, j’ai pensé que ce lieu de répétition  pourrait intégrer d’autres services essentiels permettant aux artistes de développer leurs créations tels que les master class, le mentoring ou encore la diffusion et le booking.

« La Fabrique »  fait partie de l’entrepreneuriat culturel. Est-t-il possible d’entreprendre et de faire de la culture en même temps?

En effet, le projet a commencé en tant que programme de l’association Notre Culture D’abord mais j’ai rapidement constaté que le modèle que nous avons créé avec « La Fabrique » est un modèle entrepreneurial culturel assez innovant car les revenus qui seront générés seront réinvestis par la suite dans les travaux de l’Observatoire culturel tunisien. Donc il ne s’agit pas d’un modèle économique classique avec une dualité imposée coût -profit mais plutôt un modèle hybride à vocation culturelle.

Nous sommes en train de développer le modèle économique de « La Fabrique » sur la base des besoins des musiciens et artistes, dans un rapport gagnant-gagnant.  Il va sans dire que cela nécessite beaucoup d’engagement des deux parties pour garantir une meilleure qualité de nos services.

 Quelles sont les réalisations depuis le lancement de ce projet?

« La Fabrique »  est un projet ambitieux et créatif appuyant le rayonnement de la scène culturelle alternative de notre capitale et du pays dans son ensemble.  Nous ciblons tous les genres musicaux et  toutes les disciplines artistiques car l’espace est avant tout un lieu de création et de culture. Nous avons organisé notre premier master class avec le talentueux bassiste et musicien Slim Abida en août dernier suivi de plusieurs programmations de répétitions pour les musiciens tunisiens mais également de la communauté africaine installée en Tunisie.