Marhaba : La plateforme santé tunisienne qui pense Afrique

Business news 07/01/2018

Créée il y a 2 ans, en profitant d'un important marché avec l'Algérie, « Marhaba Mobile » est aujourd’hui la première plateforme d’accompagnement médical en Tunisie. Ces concepteurs, Amine et son père Karim Ahrès, tous deux spécialisés dans le développement de solutions informatiques, sont en train de révolutionner le domaine de l’accompagnement médical en Tunisie et promettent une plateforme qui desservira, dans le futur, tout le continent africain.

 

Une identité tunisienne forte

« En matière de nouvelles technologies, pour vraiment comprendre les choses et savoir ce qu’on peut faire et ne pas faire, il faut passer par l’étape développement », cette phrase prononcée par le jeune entrepreneur de 27 ans, au début de l’interview accordée à Business News, montre un Amine Ahrès ayant l'aisance et la crédibilité de quelqu’un qui a de l’expérience.

Après une licence en informatique appliquée à la gestion obtenue à l’IHEC de Carthage (Institut des hautes études commerciales), Amine part à Nice où, pendant plus de deux ans, il effectuera un Master en systèmes d’information à l’Université internationale Supinfo. Aussitôt son diplôme en poche, le jeune développeur, friand de nouvelles technologies, décroche un stage de 6 mois chez le géant du conseil, Accenture à Paris. Il y restera 3 années.

 « En gros, je faisais de l’analyse de données pour en extraire des informations à forte valeur ajoutée, et c’est précisément ce que je compte appliquer dans Marhaba. Utiliser ma compétence en « data » pour avoir un réel avantage concurrentiel par rapport aux autres agences installées sur le marché bien avant nous » nous explique-t-il.

Malgré la distance, Amine reste au fil des ans, très proche de son père. Les deux hommes parlent quotidiennement, cogitent et suivent de près l’actualité technologique dans le monde. Ils observent l’avancée fulgurante que procure l’intelligence artificielle à la médecine et y voient leur futur.

 

« Je m’ennuyais du salariat, je voulais tenter l’entreprenari ...